Dans une avancée qui ressemble à un pitch de science-fiction rejeté, l'équipe de football de l'université Brigham Young porte désormais des casques qui projettent une lumière proche de l'infrarouge sur leur cuir chevelu et, oui, dans leur nez. Ce traitement, appelé photobiomodulation, fait partie de la routine de récupération habituelle des joueurs, car rien ne dit mieux « science du sport de pointe » que de ressembler à un cosplay de licorne lumineuse.

La logique, selon une science émergente, est que la lumière pourrait aider le cerveau à devenir plus résistant aux dommages, réduisant potentiellement le risque d'encéphalopathie traumatique chronique (E.T.C.), la maladie dégénérative liée aux traumatismes crâniens répétés. Les chercheurs ont apporté les casques pour la première fois à B.Y.U. en 2021 dans le cadre d'un petit essai randomisé. Les résultats – des signes de réduction de l'inflammation cérébrale chez les utilisateurs au cours de la saison – étaient suffisamment prometteurs pour que l'équipe en commande davantage. Car s'il y a une chose que les programmes de football adorent, c'est un gadget qui pourrait atténuer les conséquences de se cogner la tête à répétition contre d'autres êtres humains.

La lumière proche de l'infrarouge n'est qu'une des plusieurs pistes thérapeutiques surprenantes que les scientifiques explorent pour l'E.T.C. D'autres incluent la manipulation du microbiome intestinal, la stimulation du nerf vague, l'induction d'une expérience psychédélique et la réaffectation de médicaments qui pourraient calmer l'inflammation dans le cerveau. En d'autres termes, la quête pour sauver les cerveaux des joueurs de football couvre désormais votre estomac, votre système nerveux, votre conscience et votre pharmacie locale – un véritable buffet de l'espoir.

Toute cette recherche est motivée par des préoccupations croissantes concernant la santé cérébrale à long terme des athlètes de sports de contact. Une étude publiée mercredi a utilisé un modèle statistique pour estimer que trois anciens joueurs de la National Football League sur quatre décédés entre 2008 et 2023 présentaient très probablement des signes d'E.T.C. dans leur cerveau au moment du décès. C'est une statistique stupéfiante qui fait que la recherche de solutions ressemble moins à une expérience scientifique excentrique et plus à une course contre la montre – l'horloge étant le nombre cumulé de coups qu'un joueur reçoit.

Ainsi, bien que l'image de joueurs de football portant des casques nasaux émettant de la lumière puisse sembler absurde, les enjeux sont tout sauf cela. La science jette tout contre le mur – lumière, bactéries, nerfs, médicaments et états modifiés – pour voir ce qui colle. Et si un peu d'illumination nasale aide, qui sommes-nous pour ricaner ? Eh bien, nous sommes journalistes. Ricaner fait partie du travail. Mais nous soutenons aussi les cerveaux.