Le président américain Donald Trump a annoncé que la guerre en Iran ne prendra pas fin avant les élections de mi-mandat de novembre, et que les prix du pétrole resteront élevés jusque-là — un calendrier qui coïncide commodément avec le seul événement susceptible de faire perdre à son parti le contrôle du Congrès.

« Je pense que la guerre va se terminer immédiatement après l'élection, parce qu'ils ne pourront plus tenir », a déclaré Trump mercredi à propos des dirigeants iraniens, en faisant vraisemblablement référence au gouvernement iranien et non, disons, aux électeurs américains.

Il a fait ces commentaires en route vers le Texas pour la première convention électorale de mi-mandat du Parti républicain, puis les a répétés sur place, arguant que la douleur économique à court terme était un sacrifice digne d'intérêt pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. Téhéran a nié à plusieurs reprises chercher à se doter de l'arme nucléaire et insiste sur le fait que son programme nucléaire est uniquement pacifique — une affirmation que Trump n'a pas reconnue, peut-être parce que cela ruinerait la prémisse.

Trump fait face à une chute de ses chiffres de sondage et à la pression de son propre parti pour mettre fin à la guerre, qui a commencé lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran en février. Le conflit s'est rapidement propagé à travers le Moyen-Orient, l'Iran ripostant en lançant des missiles et des drones contre Israël et les États arabes abritant des installations militaires américaines.

Le prix du brut Brent, référence mondiale, a dépassé les 100 dollars (74 livres) à trois reprises au cours des six derniers mois, les attaques iraniennes ayant forcé des arrêts de production dans les États du Golfe et perturbé les exportations via le détroit vital d'Ormuz. Les États-Unis ont également imposé un blocus naval sur les ports iraniens et ont récemment commencé à frapper des pétroliers iraniens en réponse à des attaques contre des navires de guerre et d'autres bâtiments.

« Juste après l'élection, les prix du pétrole vont dégringoler », a déclaré Trump aux journalistes. « Je pense que cela prendra un peu plus de temps que la mi-mandat. » Parce que rien ne dit « soulagement économique » comme un calendrier calé sur un calendrier politique.

Il a ajouté que l'Iran était « désespéré d'essayer d'influencer l'élection, afin que nous puissions avoir un bon groupe de personnes faibles là-bas » — une référence apparente aux démocrates — « et les laisser tranquilles et les laisser avoir leur arme nucléaire ». Il n'a fourni aucune preuve de cette affirmation électorale, ce qui est la pratique standard pour ce genre d'allégations.

À la convention au Texas, Trump a repris certaines de ces phrases, affirmant que le prix du pétrole dégringolerait « dès que nous gagnerons la guerre avec l'Iran ». Dans son discours, il a également évoqué le mécontentement de certains Américains sur la question : « Des gars viennent me voir et me disent : “J'aurais aimé que tu ne fasses pas la guerre en Iran. Maintenant l'essence a augmenté.” »

Trump a également déclaré que d'autres négociations avec l'Iran pourraient éventuellement avoir lieu, « mais ce n'est pas quelque chose que nous envisageons » — une position diplomatique qui se décrit le mieux comme « pensées et prières ».

Le président américain avait initialement prédit que la guerre, désormais dans son septième mois, ne durerait que quelques semaines. Le conflit, et ses effets en chaîne sur tout, du carburant à l'épicerie, a entraîné une forte baisse de ses cotes d'approbation — et une pression de ceux de son parti, y compris de fidèles partisans, pour mettre rapidement fin à la guerre.

Les élections de mi-mandat auront lieu le 3 novembre, et les républicains risquent de perdre le contrôle du Congrès. Historiquement, le parti d'un président en exercice tend à perdre des sièges au Congrès lors des élections de mi-mandat — une tendance que Trump semble déterminé à tester en laissant les électeurs mijoter dans des prix d'essence élevés jusqu'au dernier moment possible.

À la convention, Trump a cherché à dynamiser le parti avant novembre, ce qui ressemble un peu à essayer de dynamiser une salle en rappelant à tout le monde que la facture est due.

Les combats au Moyen-Orient se sont intensifiés ces derniers jours, alors que des installations pétrolières dans toute la région sont attaquées, faisant grimper le prix mondial du carburant et d'autres biens qui nécessitent le transport maritime. Le prix du pétrole a atteint 100 dollars le baril mercredi pour la première fois depuis juillet. De même, plus tôt cette semaine, le prix du diesel américain a atteint un niveau record, ce qui risque de provoquer un effet domino sur les prix à travers les États-Unis. Il y a aussi des prédictions que