Le Royal College of Midwives (RCM) a exprimé son inquiétude face aux informations selon lesquelles deux unités de maternité pourraient fermer dans le Norfolk, car apparemment, souligner que fermer des unités de maternité pourrait être mauvais pour les personnes qui accouchent est désormais une position controversée.

Le Norfolk dispose d'unités de maternité dans les hôpitaux de Norwich, Gorleston et King's Lynn, les deux derniers servant également le Cambridgeshire et le Suffolk. Le syndicat a publié sur Facebook que les services de maternité locaux devraient être investis plutôt que réduits - une proposition radicale, on le sait.

Le Norfolk and Waveney University Hospitals Group (NWUHG) a présenté son « Case for Change » sur la manière dont les services pourraient être délivrés à l'avenir, mais a souligné qu'aucune décision n'avait été prise et qu'aucune consultation n'avait commencé. Les dirigeants du NHS ont déclaré que toute mesure visant à concentrer les services sur un ou deux sites serait fondée sur la fourniture de soins plus sûrs pour les femmes et les bébés. Le RCM, cependant, a averti que la fermeture d'unités desservant des communautés rurales et isolées pourrait signifier que les femmes parcourent des « distances inacceptables » pendant le travail - un scénario qui ressemble moins à un plan de soins de santé qu'à un procédé scénaristique dans un road movie.

Si les services de maternité étaient retirés des hôpitaux, le syndicat a déclaré que les unités néonatales et les services pédiatriques fermeraient également, car les services sont interdépendants. Les options incluent le maintien des services en l'état, ou la fermeture des unités de maternité dirigées par des consultants à l'hôpital James Paget de Gorleston, à l'hôpital Queen Elizabeth de King's Lynn, ou les deux. Outre les femmes du Norfolk, les plans pourraient affecter les femmes de Lowestoft et du nord du Suffolk qui accouchent à Gorleston et celles de Wisbech et du nord-est du Cambridgeshire qui se rendent à King's Lynn.

Le RCM a fait valoir que les propositions risquaient d'aggraver les inégalités existantes en matière de résultats de maternité et a déclaré que la solution était l'investissement et davantage de personnel, plutôt que de laisser les services « se réduire ». Il a également déclaré que les fermetures pourraient entraîner le redéploiement des sages-femmes plus loin de chez elles. Le post Facebook disait : « Les femmes et les bébés méritent des soins sûrs et locaux, et fermer des unités n'est pas la solution. » Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a été contacté pour commentaires, probablement tout en pratiquant sa propre face neutre.

Le NWUHG a déclaré que 60 cliniciens avaient contribué à l'élaboration de l'examen. Le Case for Change soutient que la baisse des taux de natalité, les pénuries de personnel et le nombre croissant de femmes nécessitant des soins plus complexes rendent plus difficile le maintien de services spécialisés sur chaque site - un ensemble de défis qui, notablement, n'inclut pas « trop de sages-femmes qui se tournent les pouces ».

Lesley Dwyer, directrice générale du NWUHG et ancienne sage-femme, a précédemment déclaré à la BBC que l'examen était l'un des travaux les plus importants entrepris par l'organisation et visait à rendre les services durables à long terme. « Les scénarios examinés jusqu'à présent sont un point de départ pour une évaluation plus approfondie, pas des propositions formelles », a-t-elle déclaré. « Aucune approche préférée n'a été identifiée et aucune décision n'a été prise de fermer ou de déplacer ces services. La sécurité des patients doit rester au centre de ce travail. Nous devons également comprendre ce que les différentes approches pourraient signifier pour le choix, les déplacements, l'accès et les expériences des femmes, des bébés, des enfants et des familles. »

Ce travail intervient après que les patrons du NHS ont déclaré que des unités de maternité plus petites à travers le pays pourraient devoir fermer. Le Case for Change sera maintenant soumis à NHS England avant que d'autres recherches et toute consultation publique n'aient lieu - parce que rien ne dit « la sécurité des patients au centre » comme un processus d'examen à plusieurs étapes sans aucune décision prise pour l'instant.