Le Premier ministre Andy Burnham fait ses valises pour Berlin, où il s'entretiendra jeudi avec le chancelier allemand Friedrich Merz des cybermenaces et des sabotages — sans doute autour d'une bonne tasse de thé et d'un sentiment partagé de catastrophe imminente.

Downing Street indique qu'une coopération renforcée face à la montée des menaces hybrides russes figurera en tête de l'ordre du jour lors de la première visite officielle de Burnham en Allemagne. Car s'il y a une chose qui unit les nations, c'est bien un ennemi commun doué pour les drones et la désinformation.

Les services de renseignement des deux pays ont averti d'une escalade des menaces, notamment le mois dernier lorsque l'Allemagne a accusé la Russie d'avoir lancé un drone équipé d'explosifs vers l'aéroport de Leipzig/Halle. Rien ne dit « diplomatie » comme un engin explosif volant.

Les discussions berlinoises interviennent quelques jours seulement après que Burnham a déclaré au congrès du Parti travailliste qu'il voulait présenter plus tard cette année des options pour une relation plus étroite avec l'UE — y compris la perspective d'une éventuelle réadhésion au bloc. Parce que pourquoi ne pas ajouter une petite madeleine de Brexit au mélange ?

Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré que tout futur référendum d'adhésion ou de retrait serait avant tout une question pour la Grande-Bretagne, mais que Berlin soutient des liens plus forts entre le Royaume-Uni et l'UE. En d'autres termes : « Faites ce que vous voulez, mais on est là si vous voulez traîner ensemble. »

Burnham doit être accueilli avec les honneurs militaires à la Chancellerie de la capitale allemande avant sa première rencontre en face à face avec le chancelier. Rien de tel qu'un peu de faste pour mettre l'ambiance avant des discussions sur le sabotage et l'espionnage.

Jeudi, les deux dirigeants ratifieront officiellement le traité de Kensington de 2025, un partenariat engageant les deux pays à lutter contre les activités hostiles par une coopération renforcée en matière de science, de technologie, de défense, de sécurité et de croissance. Parce que rien ne dit « partenariat » comme un document juridiquement contraignant.

S'exprimant avant la visite, Burnham a déclaré que le Royaume-Uni et l'Allemagne « unissaient leurs forces pour trouver, exposer et perturber » les menaces. Il a poursuivi : « Les attaques contre nos infrastructures, nos entreprises et nos démocraties ne sont pas une menace lointaine. Elles pénètrent dans les foyers et les lieux de travail, et elles sont conçues pour nous affaiblir et nous diviser. » Ce qui est une façon élégante de dire : « Ils viennent pour votre Wi-Fi et votre bureau, alors faites attention. »

Les discussions se déroulent à un moment où l'avenir politique de Merz lui-même est sous un examen intense. Burnham a remplacé le Premier ministre Sir Keir Starmer en juillet après que l'ancien dirigeant a été contraint à la démission par ses propres députés, à peine deux ans après avoir remporté une victoire électorale écrasante. De même, Merz fait face à des rumeurs persistantes selon lesquelles il pourrait être remplacé par son parti en raison de ses faibles taux d'approbation et après des revers lors d'élections régionales. Bien que le chancelier semble avoir surmonté une crise immédiate de son leadership, des questions subsistent quant à son avenir. Donc, deux dirigeants avec des problèmes de sécurité de l'emploi entrent dans une chancellerie...

Les discussions sur la sécurité interviennent également une semaine où des questions ont été soulevées sur la fiabilité de l'Allemagne en tant que partenaire du renseignement, après l'arrestation fracassante d'un ancien chef des services secrets pour suspicion d'espionnage. August Hanning a été accusé d'espionnage, de trahison et d'obtention d'informations classifiées pour une puissance étrangère, selon le parquet fédéral allemand. Il a dirigé le Service fédéral de renseignement (BND) de 1998 à 2005 et travaille depuis comme consultant privé. Parce que rien ne dit « allié digne de confiance » comme votre ex-chef des services secrets qui se fait pincer pour espionnage.

Merz promet de maintenir la coalition unie pour l'« avenir démocratique » de l'Allemagne — ce qui est une jolie façon de dire « s'il vous plaît, ne laissez pas le gouvernement s'effondrer pendant qu'on essaie de parler de cybermenaces ».

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