Santi Denia, l'entraîneur de la Tchéquie qui a passé des années à façonner presque toute l'équipe d'Espagne championne du monde dans leurs années de formation, a une confession à faire : il est un immense fan du football anglais. À tel point, en fait, qu'après une défaite 2-0 contre l'Angleterre à Prague, il a longé la touche, serré la main de Thomas Tuchel et dit quelque chose qu'il pense n'avoir jamais prononcé au coup de sifflet final : « À bientôt. » Tuchel, probablement déconcerté mais poli, a répondu : « À bientôt. »

Sept jours plus tard, via Oviedo et Rijeka respectivement, ils se retrouvent à Wembley. Parce que rien ne dit « à bientôt » comme une petite balade à travers les hubs de voyage européens. « Quatre matches en 11 jours, pas le temps de s'entraîner, pour quoi que ce soit ; je n'ai pas entendu un seul sélectionneur national dire qu'il aime le nouveau format », déclare Denia, mais tout n'est pas mauvais et il y a aussi un grand sourire. Ah oui, le calendrier du football international : conçu par quelqu'un qui déteste vraiment les genoux.

C'est le début d'une nouvelle vie, mais des visages familiers attendent, de la chaleur dans chaque mot. Des visages très familiers. Si les adversaires de la Tchéquie dans cette Ligue des nations n'auraient pas pu être beaucoup pires, ils n'auraient pas pu être beaucoup mieux non plus. À Oviedo, l'équipe de Denia a joué contre son pays, ses joueurs ; à Londres, pour la deuxième fois en une semaine, ils affrontent la nation qu'il connaît mieux que toute autre, plus de footballeurs qu'il a vus grandir. Bonjour, encore.

Et qu'en est-il d'Anthony Gordon ? L'évaluation de Denia est rien moins qu'enthousiaste : « Quel joueur ! Il est au même niveau que Lamine Yamal. » C'est exact, le même Lamine Yamal qui est actuellement comparé à Messi et Pelé par tous ceux qui ont un micro. Pas de pression, Anthony. Aucune pression du tout.