À PrimEvil, présenté comme « la première attraction d'épouvante de Norfolk », les goules sont fausses mais les cris sont réels - et, apparemment, la planification stratégique aussi. Le directeur du parc, Ben Francis, a un rituel annuel : briefé sa nouvelle fournée d'acteurs de l'épouvante sur les subtilités de la terreur infligée au public. « On dit toujours aux acteurs : vous allez penser que les garçons seront les pires. Ce n'est pas le cas. »

Francis énumère les profils démographiques sur ses doigts comme un général inspectant le champ de bataille. Les adolescents « hurlent comme des banshees et courent en meute ». Les adolescentes, elles, tendent vers une impassibilité de pierre : « Faites votre numéro et passez à autre chose, parce qu'elles vont devenir méchantes. » Et les groupes mixtes ? « Il y aura un alpha et il portera un haut North Face. » Le conseil : ne perdez pas votre temps avec l'alpha. « Il ne réagira à rien… Visez le plus faible à l'arrière. »

C'est l'induction professionnelle à PrimEvil, l'un des nombreux « parcs du cri » immersifs qui poussent partout au Royaume-Uni à l'approche d'Halloween. Pour environ 40 £ le billet, des groupes de tous âges passent la nuit à errer dans des attractions thématiques - goules, tronçonneuses, sectes sataniques, hôpital hanté - et à être terrorisés par des acteurs et des effets spéciaux. Les risques sont minimes, mais les pics de fréquence cardiaque sont bien réels. Et pour les acteurs de l'épouvante, c'est apparemment cathartique : « C'est la meilleure forme de thérapie et on est payé pour le faire », dit Francis.

En coulisses, il y a aussi l'occasionnel « code brown » - le terme du métier pour quand la peur d'un visiteur prend le dessus sur son système digestif. Parce que rien ne dit Halloween comme un homme adulte en haut North Face sprintant loin d'un clown armé d'une tronçonneuse, pour finalement être surpassé par l'adolescent à l'arrière qui s'évanouit. Joyeux Halloween, Norfolk.