NEW DELHI : Le capitaine des Rajasthan Royals, Riyan Parag, s'est retrouvé dans une situation délicate après que des caméras l'ont surpris en train d'utiliser un appareil ressemblant à une cigarette électronique dans le vestiaire lors du match de son équipe contre les Punjab Kings au stade de cricket de Mullanpur le 28 avril. L'image est devenue virale plus vite qu'un six au-dessus du deep midwicket, déclenchant une frénésie sur les réseaux sociaux à propos à la fois de la discipline des jeunes joueurs de cricket et de la légalité de tels appareils en vertu de la loi indienne.
Maintenant, Mothers Against Vaping - un collectif de mères qui ont apparemment décidé que quelqu'un doit éduquer la nation - a exigé une enquête sur l'incident. Le groupe a invoqué la loi de 2019 sur l'interdiction des cigarettes électroniques, qui interdit la production, la fabrication, l'importation, l'exportation, le transport, la vente, la distribution, le stockage et la publicité des cigarettes électroniques en Inde. Ils ont également balayé les affirmations selon lesquelles vapoter à l'intérieur existerait dans une "zone grise" juridique, qualifiant ces assertions de "désinformation".
"Le ministère de la Santé de l'Union a également précisé que la possession de cigarettes électroniques sous quelque forme ou quantité que ce soit est une violation de la loi," a déclaré le groupe dans un communiqué, notant utilement que les contrevenants peuvent encourir jusqu'à six mois de prison ou une amende pouvant aller jusqu'à 50 000 roupies - ou les deux - tandis que les récidivistes peuvent écoper d'un an de prison ou d'une amende pouvant atteindre 1 lakh de roupies, ou les deux. "En Inde, la loi doit primer sur tout le reste. Qu'il s'agisse d'une célébrité ou d'un citoyen ordinaire, les mêmes règles doivent s'appliquer," a ajouté un porte-parole, anticipant peut-être la défense inévitable "mais c'est une star".
Le groupe ne s'est pas arrêté à souligner l'évidence. Il a suggéré que l'exhibition de Parag à l'écran pourrait ne pas être entièrement innocente. "Nous voyons tous une tendance indéniable : les entreprises multinationales de tabac sont désespérées de maintenir les cigarettes électroniques dans la conversation publique et de normaliser ces appareils en Inde malgré l'interdiction. Dans ce contexte, il est légitime de se demander si Riyan Parag agissait entièrement de son propre chef ou si cette controverse a servi, intentionnellement ou non, de publicité pour des substances interdites. Nous demandons une enquête," indique le communiqué.
Le collectif a ajouté que si Parag n'avait aucune mauvaise intention, il devrait clarifier sa position et coopérer à toute enquête. "Il devrait se soumettre volontairement à la procédure légale. Aucune célébrité ne peut revendiquer un traitement différent de celui appliqué aux citoyens ordinaires," a-t-il déclaré, avant de porter le coup de grâce : "Le cricket indien ne peut pas se permettre un comportement qui normalise un produit interdit devant les jeunes téléspectateurs."
Le groupe a conclu en avertissant que vapoter n'est pas un choix de vie inoffensif, mais une porte d'entrée potentielle pour les adolescents. "Nos enfants ne se contentent pas de regarder les célébrités ; ils les imitent. C'est pourquoi cette affaire doit être traitée avec sérieux, et non rejetée comme un simple écart de conduite," a déclaré le groupe. Alors pour l'instant, la balle est dans le camp du BCCI - et la question est de savoir s'il va frapper vers la responsabilité ou simplement laisser filer pour une large.