Southbank Centre, Londres
Entre un concert de science-fiction pour œufs et une interview avec une abeille, les épouvantails radiodiffuseurs de l'étrange pièce de Philippe Quesne plaident pour l'art comme salut et pour les fermes comme le sang vital de l'humanité.
Tombez sur l'un de ces épouvantails la nuit et on vous pardonnerait de prendre vos jambes à votre cou. Mais restez pour écouter cette bande de pailleux naufragés protecteurs de cultures, qui n'ont plus de cultures à protéger ni d'oiseaux à effrayer à cause de la crise climatique, et vous verrez qu'ils n'ont que de bonnes intentions.
Farm Fatale, ambitieuse sur le plan sensoriel, réunit cinq épouvantails aux visages de plastique fondu et aux voix d'enfants avalés par des machines dans le studio artificiel de leur station de radio pirate. L'histoire se déroule dans un futur proche, où l'air est difficile à respirer et le chant des oiseaux a disparu.