Dans une démonstration révolutionnaire du potentiel de la technologie à améliorer les violences domestiques, la Tesla d'une femme de Sydney a été transformée à distance en arme de harcèlement par son ex-partenaire, Enrico Pucci. Stacey*, qui avait subi quatre ans de maltraitance, a découvert que sa voiture, enregistrée au nom de Pucci afin qu'il puisse « l'aider » avec sa technologie, était soudainement sous son contrôle total via l'application Tesla.

À partir de novembre 2025, Pucci, 50 ans, a utilisé l'application pour ajouter un profil de « contrôle parental » lui permettant de régler à distance la température de la voiture à des niveaux extrêmes, de limiter sa vitesse, et même d'activer le « mode voiturier », la réduisant à une allure de 40 km/h – créant ce que les documents de police ont décrit comme des « problèmes de sécurité importants » sur la route. Stacey, qui n'avait pas accès aux commandes, était effectivement verrouillée hors de son propre véhicule, une situation qui a causé un « stress important, des dommages mentaux et des craintes pour sa sécurité physique ».

Ce tourment high-tech s'inscrivait dans un schéma plus large de contrôle coercitif comprenant des agressions physiques, des strangulations et des menaces, comme le détaillent les documents judiciaires. Lors d'un incident en mars 2020, Pucci a menacé Stacey qu'elle ne reverrait plus jamais son fils si elle le quittait, lui prenant de force son téléphone et partant avec l'enfant. En 2021, il l'a étranglée jusqu'à ce qu'elle perde connaissance, croyant qu'elle allait mourir.

Mercredi dernier, Pucci a été reconnu coupable de 30 chefs d'accusation de violence domestique, notamment pour avoir utilisé l'application Tesla pour harceler Stacey. Le juge Peter Feather l'a condamné à deux ans et trois mois de prison au tribunal local de Parramatta, avec une période de libération conditionnelle de 15 mois, qualifiant la conduite de « coercitive et contrôlante par nature, reflétant un schéma de comportement conçu pour ancrer le pouvoir et la soumission ».

Pucci, qui fait appel de la sentence, a un passé de pratiques commerciales douteuses. En 2017, le tribunal fédéral a constaté que sa société de nettoyage, Grouped Property Services Pty Ltd, traitait des travailleurs étrangers vulnérables comme des « esclaves », entraînant une amende de près de 450 000 dollars. En 2022, l'ASIC l'a disqualifié de la gestion de sociétés pendant cinq ans en raison de son implication dans trois faillites d'entreprises, laissant près de 10 millions de dollars dus à des créanciers.

L'épreuve de Stacey met en lumière une nouvelle frontière glaçante dans la violence domestique, où la technologie même censée faciliter la vie devient un outil de contrôle. Comme Pucci lui criait : « Je suis dans ta voiture. Je suis dans tes cartes. » Et en effet, il l'était. *Nom modifié pour préserver la vie privée.