Un film grassroots transforme le désastre climatique en thérapie de groupe, et reste étonnamment optimiste
Un film grassroots affirme que partager l'angoisse climatique ensemble vaut mieux que scroller seul dans le désespoir – un pari audacieux dans une semaine qui a aussi apporté 450 000 morts annoncées par El Niño et un rapport de sécurité étouffé.
Bonjour, et bienvenue en automne – qui, cette année, est arrivé avec toute la discrétion d'un invité qui s'installe pendant que vous dormez encore. Les parcs sont desséchés, les forêts ravagées par les flammes, et la saison a changé sans que personne n'ait donné son accord.
Les gros titres, naturellement, restent un délice. Plus de 450 000 personnes devraient mourir d'un El Niño sans précédent au cours des six prochains mois. Un rapport des chefs du renseignement britannique – étouffé sous le mandat de l'ancien Premier ministre Keir Starmer, comme l'a révélé le Guardian – détaille comment l'effondrement des systèmes naturels menace la sécurité et la défense dans le monde entier. Et les climatosceptiques de droite continuent de semer le doute sur cette réalité criante partout où ils le peuvent, parce qu'il faut bien que quelqu'un maintienne l'équilibre des vibes.
C'est dans ce tableau réjouissant que débarque The People's Emergency Briefing, un film grassroots qui lance un avertissement brutal sur notre avenir dans un monde qui se réchauffe. Sa proposition centrale : partager collectivement les vérités difficiles vaut mieux que scroller seul dans l'angoisse, et quelque part dans cette honnêteté collective, il reste de l'espoir à trouver. Ce qui est soit profond, soit le club de lecture le plus déprimant du monde, selon votre humeur.
Le film arrive dans une semaine d'actualité vraiment chargée. À l'Assemblée générale de l'ONU, Benjamin Netanyahu a prononcé un discours incendiaire, dénonçant ce qu'il a appelé un complot mondial anti-juif et balayant les critiques de la guerre d'Israël à Gaza. Au Royaume-Uni, l'agitateur d'extrême droite et militant anti-migrants Daniel Thomas a été arrêté après s'être filmé en train de sembler lacérer le flanc d'un canot pneumatique alors qu'un sauveteur se trouvait à bord. L'Iran affirme avoir dit à Trump qu'il était prêt à ouvrir le détroit d'Ormuz dans six jours, et à entamer des discussions sur son programme nucléaire le lendemain – à condition que les États-Unis lèvent les sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes, mettent fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, et libèrent certains avoirs gelés. Les réfugiés ukrainiens craignent de se retrouver sans abri après que le gouvernement a discrètement supprimé 70 % du financement destiné aux hôtes du programme Homes for Ukraine, réduisant les paiements mensuels de « remerciement ». Et Xi Jinping a appelé à une coopération étendue avec Washington pour éviter le « piège de Thucydide » qui pourrait mettre les États-Unis et la Chine sur une trajectoire de collision militaire, sur fond de tensions croissantes autour de l'IA, du commerce et de Taïwan.
Alors oui : un film grassroots sur la transformation de l'angoisse climatique en action. Dans une semaine comme celle-ci, le deuil collectif et l'espoir collectif sont peut-être les seuls secteurs en croissance qui restent.
The Good Times
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