C’est le sixième jour à Roland Garros, et si on a eu le mélange habituel de coups gagnants fulgurants et de temps morts médicaux, le vrai drame s’est déroulé dans la salle de presse, où une vinaigrette maison d’un enfant de 12 ans a taché les plans de travail. Le coupable a été désavoué. Ailleurs, du vrai tennis a eu lieu.
Mirra Andreeva, la huitième tête de série, a expédié Marie Bouzkova 6-4, 6-2 avec ce genre d’agressivité contrôlée qui suggère qu’elle a enfin compris que terminer les points est une bonne chose. Son coup droit intérieur-extérieur reste un « sacré coup de massue », et elle attend maintenant de jouer soit Jil Teichmann soit Karolína Muchová. Teichmann, quant à elle, a joué ce qui pourrait être le meilleur set de sa vie pour mener Muchová 6-1, avant que la classe de Muchová ne commence à dominer la forme dans le second.
Andrey Rublev, après avoir battu Nuno Borges 7-6, 7-6, 6-3, a admis en interview d’après-match que son état mental ressemble au « Diable de Tasmanie des Looney Tunes ». Il travaille avec Marat Safin pour introduire un peu de « charisme » dans son jeu, ce qui est une façon polie de dire qu’il essaie de ne pas imploser. Prochain adversaire : soit Jakub Menšík soit Alex de Minaur.
Sur le Court Suzanne Lenglen, Rafael Jodar a l’air très en forme, menant Alex Michelsen 7-6, 6-4. L’entraîneur Calv Betton le juge : « Il est classe. Frappeur énorme. Très posé pour son âge. » Jodar est programmé pour rencontrer Alexander Zverev en quarts de finale, ce qui serait une sacrée bagarre si les deux y arrivent.
En double, la Turque Zeynep Sonmez a trébuché sur un panneau publicitaire, s’est cognée contre un mur et a abandonné après 17 minutes. Sa jambe droite est contusionnée, mais sa tête va apparemment bien. Le panneau, lui aussi, va probablement bien.
Iga Swiatek, après sa victoire, a dit que s’entraîner avec Rafael Nadal était « une expérience incroyable », ce qui est probablement l’euphémisme du tournoi. Elle a aussi noté que parfois il faut être patient, parce que tenter un coup gagnant et le rater est juste embarrassant.